À fin 2025, environ 16,3 % de la population mondiale utilisait des outils d'IA générative : ChatGPT, Gemini, Copilot. Le Maroc affiche 10,9 %. C'est en dessous de la moyenne mondiale, 87e sur 147 pays selon les données Microsoft. Mais dans le contexte africain, le Maroc est classé 5e en Afrique du Nord et 12e sur le continent. C'est une position plutôt solide : l'Égypte est à 13,4 %, la Tunisie à 12,7 %, le Nigeria et le Ghana à 9,3 %, le Kenya à 8,1 %.

Le vrai problème n'est pas ce classement. C'est la vitesse. Entre le premier et le second semestre 2025, le Maroc a progressé de 0,3 point de pourcentage. La moyenne mondiale sur la même période : 1,2 point. Le Maroc avance, mais moins vite que le reste du monde.

10,9 %
des Marocains utilisent l'IA générative, contre 16,3 % en moyenne mondiale. 87e rang sur 147 pays.
+0,3 pt
de progression au Maroc sur le second semestre 2025, contre +1,2 point en moyenne mondiale sur la même période.

Ce que font les leaders

Pour comprendre l'écart, il suffit de regarder en haut du classement. Les Émirats arabes unis atteignent 64 % d'adoption, Singapour 60,9 %. Ces pays ont une chose en commun : des stratégies nationales IA déployées tôt, des investissements massifs dans l'infrastructure, et une intégration de l'IA dans les services publics bien avant que ChatGPT ne devienne grand public.

64 %
d'adoption de l'IA générative aux Émirats arabes unis, grâce à une stratégie nationale IA déployée dès 2017.
60,9 %
à Singapour, deuxième pays mondial pour l'adoption de l'IA, porté par des investissements publics et privés coordonnés.

La réponse marocaine

Le Maroc n'est pas inactif. En janvier 2026, le ministère de la Transition numérique a lancé la feuille de route Maroc IA 2030, avec trois axes : gouvernance, développement des compétences, innovation. Un réseau national de centres d'excellence IA, les instituts Jazari, est en cours de déploiement, avec un premier centre inauguré à Rabat début 2026. Un partenariat avec Mistral AI a également été signé, ancrant la stratégie dans une réalité linguistique locale : arabe, darija, français.

100 Mrd MAD
contribution cible de l'IA au PIB national marocain d'ici 2030, selon la feuille de route Maroc IA 2030.

Ce que ça change pour les entreprises marocaines

10,9 % d'adoption à l'échelle de la population, ça veut dire que 89 % des Marocains n'utilisent pas encore l'IA. Pour les organisations marocaines, c'est une lecture à double sens : la concurrence n'a pas encore bougé, mais elle va bouger incessamment. La fenêtre pour prendre de l'avance est grande ouverte maintenant, avant que l'adoption de masse ne rende chaque gain concurrentiel beaucoup plus difficile à obtenir.

J'accompagne des organisations marocaines qui cherchent l'efficacité et l'efficience à travers l'innovation, sur cinq domaines concrets : recrutement, marketing, ventes, finances, recouvrement. Dans chacun de ces domaines, les entreprises qui bougent aujourd'hui ne font pas un pari technologique : elles sécurisent une avance que leurs concurrents mettront du temps à rattraper.

Ce que les données ne disent pas : un taux d'adoption national ne dit rien de la qualité des usages. Ce qui compte pour votre organisation, ce n'est pas d'utiliser l'IA pour rédiger des emails, c'est de l'intégrer dans les processus qui ont un impact direct sur la croissance et la performance. C'est précisément ce sur quoi je travaille avec mes clients : identifier les bons cas d'usage, renforcer les compétences, implémenter les bonnes solutions et pas juste adopter un outil de plus.